Deux générations BEG au cœur d’un chantier stratégique

Publié le 12 février 2026

Pascal Chereau, directeur de travaux au service affaires / clé en main, et Nahel Zine-Eddine, conducteur de travaux alternant

BEG Ingénierie pilote la construction d’un bâtiment de bureaux de 14 000 m² sur 5 niveaux pour un industriel de la défense. Ce projet complexe, réalisé en site occupé, conjugue haute technicité, rigueur architecturale et performance environnementale.

Interview croisée avec Pascal, qui prend sa retraite après 35 ans chez BEG, et Naël, alternant…

 

Quels sont les principaux défis de travailler en site occupé ?

PC : L’enjeu est d’abord sécuritaire. Nous intervenons sur un site sensible où une partie des activités du client continue. Cela implique donc une coordination millimétrée, des accès filtrés et des zones de chantier très encadrées. Chaque étape du projet doit être anticipée, validée et sécurisée. Nous devons également éviter l’impact sonore et réfléchir aux flux et à la cohabitation au quotidien.

NZE : En tant qu’alternant, ce projet est très formateur. J’ai vite compris que lorsqu’un chantier ne vit pas en vase clos, rien ne doit être laissé au hasard. L’environnement immédiat influe en effet sur tout : l’organisation, les délais, les méthodes.

 

Construire un bâtiment en étages ajoute-t-il des contraintes supplémentaires ?

NZE : Le chantier se réalise niveau par niveau, bloc par bloc. Les corps d’état techniques se superposent et ne peuvent pas intervenir tous en même temps. Nous devons par ailleurs coordonner des interventions très techniques dans des zones parfois exigües. Il faut gérer les priorités, les coactivités et les circulations.

PC : La forme du bâtiment n’aide pas non plus. Mais c’est justement dans ce genre de contexte que l’on voit la valeur ajoutée des équipes de BEG. Nous avons anticipé une longue phase de préparation très structurée, avec 6 mois de coordination technique en amont pour penser et dessiner tous les réseaux dans un espace restreint. Tout devait être pris en compte. Cela nous permet aujourd’hui d’avancer sereinement tout en intégrant les ajustements nécessaires. L’objectif est de livrer un bâtiment techniquement irréprochable où chaque équipement trouve naturellement sa place.

 

Le bâtiment affiche une ambition architecturale forte. Comment cela se traduit-il dans votre quotidien ?

PC : L’architecte a dessiné un bâtiment élégant, exigeant dans les matériaux, la lumière, les finitions… Cela suppose une grande rigueur apportée à chaque détail, jusque dans la tenue du chantier. Notre client est très attentif à la qualité architecturale, pas uniquement la fonctionnalité. Et il apprécie la tenue rigoureuse du chantier.

NZE : Le bâtiment doit être en symbiose avec l’environnement. Il y a un vrai soin apporté aux espaces extérieurs (zones végétalisées, terrasse, abords du bâtiment). Ce n’est pas qu’un lieu de travail ; c’est un environnement pensé pour les usagers. Chaque étage est d’ailleurs relié par des passerelles. La circulation a été conçue pour desservir les espaces communs.

 

Quels sont les choix énergétiques et environnementaux ?

NZE : Le bâtiment sera 100% autosuffisant. Deux pompes à chaleur produiront l’eau chaude et froide. Une récupération de chaleur est prévue pour le futur bâtiment voisin. 585 m² de panneaux photovoltaïques complètent par ailleurs le dispositif. Le bâtiment est entouré d’une forêt. Nous apportons également de la verdure dans l’enceinte du bâtiment en végétalisant le patio.

PC : Nous avons une approche globale durable. L’enveloppe a également été soignée avec un choix particulier des matériaux d’isolation thermique (par l’extérieur) et phonique. L’orientation du bâtiment et sa forme maximisent l’apport de lumière naturelle. C’est un projet exigeant, aussi bien dans la conception que dans l’exécution. Dans l’anticipation de l’obtention d’une certification environnementale, nous suivons chaque détail de près, même dans la phase de chantier, de la gestion des déchets à la consommation de l’eau.

 

Est-il compliqué de travailler pour un industriel de la défense ?

PC : La barre est haute, mais l’équipe est solide et le bâtiment sera à la hauteur des attentes du client. Je n’ai pas perçu plus de difficultés. Il y a évidemment plus de sécurité pour entrer et nous devons anticiper tous les contrôles d’identité. Nous avons réalisé un livret d’accueil ; les prestataires sont informés de toutes les contraintes dès le début. C’est une habitude que j’ai prise également pour d’autres typologies de clients.


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